Billets


  • Renoncer aux technologies zombies
    Par Philippe Gauthier | « Notre vision de l’avenir est remplie de technologies qui nous promettent un avenir radieux. En 1960, on nous promettait des voitures volantes, des robots ménagers et des bases sur la Lune. En 2020, on nous promet des voitures non polluantes, des villes intelligentes et des bases martiennes. L’imaginaire n’a pas beaucoup changé. Et comme celui de 1960, l’avenir de 2020 a peu de chances de se réaliser, parce qu’il se heurte de manière encore plus pressante qu’avant aux limites physiques de la planète. Ces visions d’avenir ne sont pas modernes et d’avant-garde : elles sont démodées et anachroniques par rapport aux réalités de notre monde. Elles ont été élaborées à une époque où les ressources minérales et énergétiques limitées n’étaient pas un souci. La majeure partie de ce monde ne verra jamais le jour et la partie qui existe aujourd’hui est vouée à disparaître. Il s’agit donc de technologies déjà mortes, mais qui envahissent le monde de manière exponentielle, aux dépens de la nature et des humains. Ce sont des « technologies zombies », pour reprendre le terme du physicien belge José Halloy. »
  • Bilan critique de la décroissance : entre l’arbre et l’écorce de la transformation sociale
    Par Louis Marion | « Avons-nous ce pouvoir de faire les bonnes distinctions en commençant par distinguer ce qui appartient encore aux humains et ce qui vient de la machine? Ce sur quoi nous avons une prise et ce sur quoi il ne nous sert à rien de discourir? Sommes-nous capables, comme ces pluviers, de distinguer l’ignorance de la mauvaise foi parmi les obstacles à l’atteinte de nos objectifs? Sommes-nous capable de savoir avec qui nouer des alliances stratégiques? »
  • Ce que nous enseigne la décroissance en matière d’énergie et de ressources
    Par Philippe Gauthier | « La décroissance nous rappelle […] que l’objectif de croissance continue de notre économie nous éloigne de nos objectifs de décarbonation. Même dans l’hypothèse d’une croissance verte et d’une économie circulaire qui fonctionneraient, ce qui est loin d’être démontré, une croissance économique de 3 % par année nous mène, en 2070, à une économie huit fois plus grosse que la nôtre et qui consomme environ trois fois plus de ressources. Notre monde n’est déjà pas soutenable; celui de 2070 en mode « croissance verte » l’est encore moins. La décroissance nous appelle à réfléchir à ce qui est indispensable et à ce qui est superflu, voire même aliénant pour les populations humaines. »
  • Désanthropocentrer la décroissance
    Par Andrea Levy | Nous sommes plusieurs aujourd’hui – toutes et tous objecteurs de croissance – à vouloir réfléchir un peu plus sur les angles morts de notre vision du monde toujours en évolution et de notre quand même très jeune mouvement. Quand on a de la difficulté à avancer dans nos objectifs, on a tendance à se poser des questions.
  • Pour un vrai débat sur la décroissance
    Par Yves-Marie Abraham | Pour qui promeut l’idée de « décroissance soutenable », il est réjouissant de voir Nicolas Marceau, ancien ministre de l’économie et des finances de Pauline Marois, prendre la « plume » pour débattre publiquement de cette idée. Mais, pour s’en réjouir franchement, encore faudrait-il que les termes du débat soient posés correctement, ce qui n’est malheureusement pas le cas en l’occurrence.
  • La COVID-19, symptôme du mal de l’infini
    Par Yves-Marie Abraham | La course sans fin à la production de marchandises et à la toute-puissance technoscientifique : tel est le « mal de l’infini », dont souffrent aujourd’hui la presque totalité des sociétés humaines. La pandémie de COVID-19 en constitue l’un des plus récents symptômes.
  • Relancer l’économie croissanciste ou refaire la société?
    Par Polémos | La décroissance, ce n’est pas quelque chose que l’on subit, c’est un projet commun que l’on planifie ensemble de manière conviviale.