Archives de catégorie : · Polémos

nouveau microprogramme en décroissance

Photo du HEC. Crédit : Riba. Sous la licence CC BY-SA 3.0

Les inscriptions au nouveau programme de formation sur la décroissance soutenable sont ouvertes ! Mis sur pied par le professeur Yves-Marie Abraham, il s’agit d’un microprogramme qui pourrait aller plus loin. Des passerelles sont déjà en place pour poursuivre au Diplôme d’études supérieures spécialisées (DESS) et à la Maîtrise scientifique (M. Sc.) en innovation sociale.

Offert par HEC Montréal, en collaboration avec l’Université de Montréal et Polytechnique Montréal, ce programme de 15 crédits propose pour le moment deux cours obligatoires, huit cours à option et un cours au choix.

cours obligatoires

  • La décroissance soutenable: théorie et pratiques – Yves-Marie Abraham (HEC Montréal)
  • Approches technocritiques – Nicolas Le Dévédec (HEC Montréal)

cours à option

  • Décroissance et Droit – Pascale Dufour (Faculté de Droit)
  • La décroissance de soi – Pascale Devette (Sciences politiques)
  • L’action collective – Pascale Dufour (Sciences politiques)
  • Sociologie de l’économie – Jean François Bissonnette (Sociologie)
  • Approches low-tech et décroissance – Daniel Spooner (Polytechnique Montréal)
  • Campus buissonnier – Yves-Marie Abraham (HEC Montréal)
  • Approches interdisciplinaires dans l’étude des problèmes humains de la gestion – Sacha Ghadiri (HEC Montréal)
  • Gestion de projets : approches pratiques et critiques – Maude Brunet (HEC Montréal)

Deux autres cours à option devraient être ajoutés rapidement à cette liste : l’un en économie écologique, offert par HEC Montréal, l’autre sur le thème de la santé, offert à la Faculté de médecine.

Pour déposer sa candidature, c’est par ici : Inscription au microprogramme de décroissance

Polémos fête ses 5 ans !

Grande mobilisation contre le projet de loi no 3, 29 novembre 2025 à Montréal. Crédit photo : Andrea Levy

Depuis sa fondation en 2020, Polémos a pour mission de démocratiser la réflexion sur la décroissance soutenable et d’ouvrir des espaces de débats critiques sur la société de croissance dans laquelle nous sommes coincé·e·s. Cinq années plus tard, notre collectif de bénévoles est fier de constater que ce pari prend forme : à travers nos publications, nos événements et nos collaborations, nous avons contribué à faire vivre et circuler les idées décroissancistes au Québec et au-delà. En privilégiant les sujets de fond grâce à une analyse inscrite dans la durée, nous publions peu, mais toujours avec soin et profondeur. Prêt·e·s pour un récapitulatif ?

Passer par la machine pour mieux la critiquer

Dès 2020, nous avons fait le choix de publier régulièrement sur notre site des articles qui conjuguent rigueur et accessibilité. De la critique des promesses technologiques au décryptage des transitions énergétiques, en passant par les réflexions sur le travail, les imaginaires ou encore la souveraineté alimentaire, nous avons mis en ligne 26 textes inédits signés par des membres de Polémos et des contributeurs externes. Ces publications sont venues enrichir le débat public et offrir des alternatives aux récits dominants de la croissance verte et du développement durable.

Sur la même longueur d’onde

Nos interventions se sont aussi diversifiées grâce aux chroniques radiophoniques sur CIBL 101.5 FM, aux podcasts avec l’Upop Montréal, et à l’invitation de figures reconnues comme Timothée Parrique, Bernard Friot ou encore Célia Izoard. Ces formats nous ont permis de rejoindre de nouveaux publics et de rappeler que la décroissance n’est pas un simple slogan, mais une proposition politique et culturelle à part entière.

Polémos, une équipe tout terrain

Au-delà de l’écrit, Polémos a multiplié les occasions de porter la décroissance dans l’espace public. De Montréal à Gaspé en passant par Saint-Valérien et Petit-Saguenay, nos membres ont participé à des conférences, colloques et tables rondes dans des universités, des cégeps, des associations, des regroupements citoyens et syndicaux. Que ce soit lors de colloques tels  l’ACFAS ou La Grande Transition, ou encore lors d’événements comme le  Festival de la décroissance et le Campus populaire Terre et Liberté, Polémos a contribué à mettre en dialogue chercheur·e·s, militant·e·s et citoyen·ne·s autour d’un même constat : il est urgent de faire advenir  des sociétés où produire moins, partager plus et décider ensemble deviennent des principes directeurs.

Une dynamique collective

Polémos, c’est aussi et surtout une aventure humaine collective. Animé par une équipe d’une dizaine de bénévoles, l’organisme s’est construit sans budget mais avec une énergie constante, porté par la conviction que nos sociétés doivent apprendre à dépasser le paradigme de croissance pour vivre de manière plus soutenable, plus juste et plus démocratique. En cinq ans, nous avons touché des dizaines de milliers de personnes par nos événements, publications et interventions, confirmant la pertinence de notre action.

Nous souhaitons également remercier tous les contributeur·ice·s externes qui ont apporté leur précieuse participation à notre site.

Au programme en 2026

En plus de ses activités régulières, voici ce que Polémos et ses membres vous réservent en 2026 :

  • Une série de webinaires sur la désescalade numérique
  • Le lancement de la programmation de l’UPop Montréal en février 2026 introduit par le sondage « Où en sont les Québécois·e·s vis-à-vis de la décroissance ? »
  • Le nouveau microprogramme de décroissance à HEC Montréal, monté par Yves-Marie Abraham (inscriptions en mars)

Soutenir Polémos

Pour aider notre équipe bénévole à poursuivre sa mission de diffusion des idées de la décroissance, merci de nous soutenir en cliquant ici

Au nom de tous·te·s les membres de Polémos : bonne fin d’année et au plaisir de vous retrouver en 2026 !

soutien aux Palestinien·ne·s | Polémos-décroissance prendra part à la Marche vers Ottawa le 19 septembre 2025

Par Polémos

Colline du Parlement, Ottawa. Crédit : Saffron Blaze. 2013. Photo sous licence CC BY-SA 3.0

Malgré la Convention de 19481Nations unies. (1948, 9 décembre). Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide. Nations unies. https://www.ohchr.org/fr/instruments-mechanisms/instruments/convention-prevention-and-punishment-crime-genocide adoptée par les Nations unies, les États occidentaux n’ont pas rempli leur devoir de faire tout en leur pouvoir pour prévenir le crime de génocide commis par Israël. Malgré plus de 73 000 Palestinien·ne·s tué·e·s ou disparu·e·s, des centaines de milliers de blessé·e·s et une famine orchestrée, ils n’ont toujours pas honoré l’autre obligation prescrite par cette convention : celle de réprimer ce crime. Or, seules des sanctions sévères peuvent arrêter Israël, dont le projet d’expansion sioniste, rappelons-le, se poursuit de plus belle en Cisjordanie occupée sans oublier les attaques menées par l’armée israélienne en Syrie, au Liban, au Yémen et récemment au Qatar (État médiateur dans cette guerre), alors même qu’une négociation Israël-Hamas devait s’y tenir pour un cessez-le-feu2Roth, A. et Burke, J. (2025, 10 septembre). Israeli airstrikes ‘killed any hope’ for hostages in Gaza, says Qatari prime minister. The Guardian. https://www.theguardian.com/world/2025/sep/10/israel-threats-outrage-qatar-strike-hamas.

Ce pouvoir de sanction, seuls les États sont en mesure de l’exercer. Et partout dans le monde, au nord comme au sud, les citoyen⸱ne⸱s incitent leurs gouvernements à agir en conséquence en sanctionnant Israël en vue de mettre fin à sa campagne d’extermination implacable. On entend les échos de ce mouvement mondial même depuis l’État hébreu, comme en témoigne la lettre ouverte publiée par une trentaine de personnalités israéliennes éminentes, dont notamment Avraham Burg, ancien président de la Knesset et également ancien président de l’Organisation sioniste mondiale, demandant l’imposition de « sanctions accablantes » sur Israël3Abraham, Y., Alexandrowicz, R., Aloni, U., (…) et Weizman, E. (2025, 29 juillet). The starvation of Gaza is shameful. Crippling sanctions on Israel are needed. [Lettre ouverte]. The Guardian. https://www.theguardian.com/world/2025/jul/29/the-starvation-of-gaza-is-shameful-crippling-sanctions-on-israel-are-needed.

Cependant, la plupart des gouvernements occidentaux se montrent irresponsables, dans le moins pire des cas, voire complices dans bien d’autres, nommément le Canada. En effet, le gouvernement canadien a poursuivi son exportation d’armes vers Israël, notamment en exploitant une faille permettant de passer par les États-Unis4Arms Embargo Now. (2025, 31 juillet). Les dessous des exportations militaires canadiennes vers Israël. [Rapport]. https://armsembargonow.ca/wp-content/uploads/2025/08/FR-RAPPORT-Les-dessous-des-exportations-militaires.pdf. En plus de ces exportations, le Canada importe « des technologies et du matériel militaire israéliens, incluant des armes qui ont été utilisées contre les Palestiniens lors des bombardements actuels à Gaza5Cosh, A. (2024, 4 mars). Canadian Military Buying $43 Million Of Israeli Missiles Used In Gaza Attacks. The Maple. https://www.readthemaple.com/canada-buying-43-million-of-israeli-missiles-used-in-gaza-attacks/, […] et qui sont ensuite commercialisées […] comme étant « testées au combat » et comme ayant « fait ses preuves au combat »6Rafael. https://www.rafael.co.il/our-story/.

La dévastation de Gaza et l’horreur infligée sous nos yeux aux Palestinien·ne·s sont tels que les divers stratagèmes du gouvernement canadien pour garder la face en annonçant publiquement la fin du commerce d’armes avec l’État hébreu, tout en poursuivant ce trafic7Le rapport Les dessous des exportations militaires canadiennes vers Israël (op. cit. ) révèle que « des armes ont continué d’être envoyées vers Israël tout au long des années 2024 et 2025, alimenté par un nombre record de permis accordés avant l’annonce par le gouvernement, en janvier 2024, d’une suspension officielle. » proscrit par le droit interne et le droit international, ne font que le déshonorer davantage. La responsabilité nous incombe donc, en tant que citoyen·ne·s, chercheur·e·s, écrivain·e·s, artistes, de faire pression sur les États, malgré tout, afin qu’ils finissent par réprimer significativement Israël.

Différents membres de notre organisme de recherche à but non lucratif sur la décroissance ont apporté leur soutien à la Palestine que ce soit lors de conférences, ou dans le cadre de leur vie professionnelle ou militante. Suivant cet élan, c’est cette fois-ci en tant que groupe que Polémos prendra part à la marche du 19 septembre à Ottawa8Marche vers Ottawa. https://marcheversottawa.weebly.com/#/.

Cette démarche s’échelonnant du 15 au 19 septembre à la Colline du parlement, vise à faire pression sur le gouvernement du Canada, afin que celui-ci se conforme aux six mesures9Marche vers Ottawa. « Foire aux questions ». Quelles sont les six mesures proposées par le Groupe de La Haye. Récupéré de https://marcheversottawa.weebly.com/faq.html#/ proposées par le groupe de La Haye10Officiellement constitué en janvier 2025 aux Pays-Bas, « le Groupe de La Haye est un bloc mondial d’États engagés dans des « mesures juridiques et diplomatiques coordonnées » pour défendre le droit international et la solidarité avec le peuple palestinien ». Récupéré de https://thehaguegroup.org/home-fr/ :

  • Interdire l’approvisionnement ou le transfert d’armes, de munitions, de carburant militaire, de matériel militaire connexe et d’articles à double usage à Israël.
  • Interdire le transit, l’accostage et l’entretien des navires dans n’importe quel port dans tous les cas où il existe un risque évident que le navire soit utilisé pour transporter des armes, des munitions, du carburant militaire, du matériel militaire connexe et des articles à double usage vers Israël.
  • Interdire le transport d’armes, de munitions, de carburant militaire, d’équipements militaires connexes et d’articles à double usage vers Israël sur des navires battant notre pavillon et garantir une pleine responsabilité, y compris le retrait du pavillon, en cas de non-respect de cette interdiction.
  • Lancer un examen urgent de tous les contrats publics, pour interdire à nos institutions et fonds publics de soutenir l’occupation illégale du territoire palestinien par Israël et la consolidation de sa présence illégale sur ces territoires.
  • Se conformer aux obligations visant à garantir la responsabilité des crimes les plus graves au regard du droit international, par le biais d’enquêtes et de poursuites rigoureuses, impartiales et indépendantes aux niveaux national ou international, afin de garantir la justice pour toutes les victimes et la prévention de futurs crimes.
  • Soutenir les mandats de compétence universelle, dans la mesure où cela est applicable dans les cadres juridiques et judiciaires nationaux, afin de garantir la justice pour les victimes des crimes internationaux commis dans les Territoires palestiniens occupés.

Notons au passage que pour l’instant, aucun État occidental ne fait partie de ce regroupement international11Font partie du Groupe de La Haye ayant formulé les six mesures en question : la Bolivie, la Colombie, Cuba, l’Indonésie, l’Irak, la Libye, la Malaisie, la Namibie, le Nicaragua, Oman, Saint Vincent et les Grenadines, l’Afrique du Sud et la Turquie., donnant à cette inertie mortifère une impression de vieille fraternité coloniale entre gouvernements occidentaux, pour reprendre l’idée de Monique Chemillier-Gendreau, spécialiste du droit international, lors d’un rigoureux et incisif entretien pour la chaîne Élucid intitulé Origines du sionisme et mensonges d’Israël : 75 ans de déshonneur12Chemillier-Gendreau, M. (2025, 6 septembre). Interviewée par O. Berruyer. « Origines du sionisme et mensonges d’Israël : 75 ans de déshonneur ». Dans Élucid. Demain se comprend aujourd’hui. https://elucid.media/politique/origines-du-sionisme-et-mensonges-d-israel-75-ans-de-deshonneur.

Un gouvernement qui soutient un génocide ne peut invoquer dorénavant aucune justification morale à une quelconque de ses actions, et par conséquent se rend illégitime auprès des peuples qu’il est censé gouverner, en tant que détendeur d’une mission d’intérêt général.

Pour vous joindre à la Marche vers Ottawa, consultez leur page internet à l’adresse suivante : https://marcheversottawa.weebly.com/#/

En solidarité avec le peuple palestinien,

Toute l’équipe de Polémos

Notes[+]