Notes de recherche


  • Esquisse de réflexions sur le « travail » au sein d’un monde post-croissance. Dialectique entre « liberté » et « nécessité »
    Par Ambre Fourrier | Quels sont les critères qui permettraient de définir un « travail » émancipé compatible avec un mode de vie post-croissance ? De nombreux auteurs au sein des milieux progressistes mentionnent l’importance de se « désaliéner » du travail, mais peu tentent de définir la forme que pourrait prendre « une activité émancipatrice » respectant les limites biophysiques de notre monde.
  • L’hydrogène est-il vraiment le champion de la transition énergétique?
    Par Florent Bègue | « Si les stratégies et les montants alloués diffèrent, un élément revient de manière récurrente, comme avenue privilégiée vers un monde « bas-carbone » : l’hydrogène. Il semblerait que les propriétés de rupture que l’on prête à ce gaz fassent l’objet d’un consensus international, servant de base aux dirigeants politiques et aux industriels pour dessiner aux citoyens les contours d’un monde post-pétrole.  »
  • Décroissance et souveraineté alimentaire. Convergence de valeurs, d’analyses et… de stratégies?
    Par Éric Darier | Le mouvement pour la décroissance et celui pour la souveraineté alimentaire sont variés en termes d’histoire et de bases sociales desquelles ils émergent ou sur lesquelles ils se fondent. Cependant, ces deux mouvements ou mouvances présentent de nombreux points de convergence ; en particulier sur les valeurs fondamentales qui les animent, tout comme sur l’analyse des défis qu’ils tentent de résoudre et potentiellement aussi sur les stratégies de transformation.
  • Décroissance et liberté
    Par Louis Marion | De quoi avons-nous besoin pour vivre ensemble? De justice, assurément, de solidarité, nécessairement, de liberté, bien entendu. La solidarité renvoie aux liens affectifs et la reconnaissance sociale, la justice à l’équité et à l’universalité des principes, mais la liberté, ça réfère à quoi au juste?
  • Le prix de l’électricité. Essai de contribution à l’Encyclopédie des nuisances
    Par Yves-Marie Abraham | « […] l’électricité n’est plus seulement envisagée comme un « facteur de développement » indiscutable. Mieux qu’une « énergie d’avenir », elle nous est présentée désormais comme notre seule chance, à toutes et tous, d’avoir encore un avenir. En effet, afin d’éviter le chaos climatique et ses conséquences funestes, il est urgent, nous dit-on, d’abandonner les énergies fossiles et d’opter massivement pour une électricité produite à l’aide de sources énergétiques dites « renouvelables ». Telle est la direction qu’est censée prendre la « transition énergétique », composante centrale de cette « transition écologique » qui doit mettre un terme à la dévastation du monde que certains ont décidé d’appeler un peu à la va-vite « anthropocène ». En somme, nous assurent les experts en ces matières, l’avenir sera électrique ou ne sera pas. Que pourrait-on par conséquent reprocher à une « fée » si précieuse et bienveillante? »
  • Enjeux matériels de la fabrication de vélos dans un monde postcroissance
    Par Philippe Gauthier | L’idée d’un monde basé sur les transports actifs, et en particulier sur le vélo, est un thème récurrent dans les réflexions sur la décroissance. Un autre thème récurrent de la décroissance est celui d’une production à l’échelle locale, idéalement par des moyens de production appartenant aux travailleurs – travailleuses eux et elles-mêmes. Mais qu’impliquent au juste sa production et son entretien en termes d’organisation du travail, de ressources matérielles et énergétiques et de choix techniques?
  • L’emprise de la machine : une critique décroissanciste de la domination technique
    Par Louis Marion | Indépendamment de leurs allégeances politiques, beaucoup croient que la technique peut encore arranger les choses, nous sauver de la dévastation en cours. Mais de quelle technique parlons-nous ici ? De celle réellement existante, nécessitant la technoscience? De celle fantasmée, qui serait sans effet secondaire ou dommages collatéraux, mais qui malheureusement appartient à la science-fiction et est impossible à produire?
  • Business as usual, version électrique
    Par Josée Provençal | L’audace aurait voulu que le gouvernement du Québec prenne à bras le corps la crise climatique qui menace notre oikos, pourtant il n’en est rien. Tout au plus, le plan pour une économie « verte » présenté le lundi 16 novembre dernier par le ministre de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, Benoit Charrette, et le premier ministre François Legault n’est qu’une poursuite du « business as usual », en version électrique.
  • Société postcroissance et technologies numériques
    Par Emmanuelle Caccamo | Nos sociétés, de nos modes de production à nos médiations sociales en passant par la culture, sont aujourd’hui profondément intriquées aux technologies numériques d’information et de communication (TNIC). Et pour cause, lancés à plein régime dans la « révolution numérique », les gouvernements occidentaux s’évertuent à soutenir les instances privées et publiques dans le déploiement de tout un arsenal de nouvelles « innovations » numériques.
  • De la décolonisation de nos imaginaires
    Par Louis Marion | L’émancipation vis-à-vis de la domination culturelle du capital et de la technique autonomisée est liée à notre capacité collective de remise en question de l’idéologie économique dominante qui s’invite en nous grâce au langage, à l’instrumentalisation politique des mots, en occupant et en investissant notre imaginaire culturel et social.
  • Vers l’emballement climatique et la décroissance subie?
    Par J. Bouchez | Les activités humaines liées à la société thermoindustrielle et à la croissance économique pourraient être en train d’enclencher un emballement climatique avec des conséquences très graves. Nous pouvons encore choisir entre la décroissance subie ou la décroissance planifiée.
  • À propos de la décroissance
    Par L. Marion | Les idées qui constituent le corpus théorique de la décroissance ont été développées dans les années 1970 avec des auteurs comme André Gorz, Ivan Illich ou Nicolas Georgescu-Rogen, mais à cette époque les externalités de la production industrielle comme la crise climatique n’étaient pas encore perçues par la population comme une urgence planétaire.