Recensions


  • Beigne perdu. À propos de : Kate Raworth, « La théorie du donut. L’économie de demain en sept principes », Plon, 2018.
    Par Yves-Marie Abraham | « À certains égards, présenter cette image au nom douteux comme une innovation conceptuelle majeure relève de l’imposture et évoque irrésistiblement les « habits neufs de l’empereur » du fameux conte d’Andersen. Elle a pourtant séduit, ce qui en dit long sur le désarroi dans lequel bon nombre de nos contemporains paraissent plongés. Son pouvoir d’attraction tient sans doute en partie au fait qu’elle se présente comme un outil de pilotage de nos sociétés, semblant offrir des points de repères plus clairs a priori que le dessin désormais désuet des trois piliers du développement durable. Ce faisant, elle vient satisfaire une autre aspiration caractéristique de notre civilisation : la volonté de maîtrise du monde, et contribue à entretenir l’idée que la question écologique et la question sociale sont des questions d’ordre technique, des problèmes d’ingénierie. »
  • Recension du livre d’Alexandre B. Couture, Le système alimentaire québécois analysé par l’approche de la décroissance
    Par Éric Darier | L’essai d’Alexandre Couture, intitulé Le système alimentaire québécois analysé par l’approche de la décroissance, est le fruit d’une maîtrise en agroforesterie. Le contenu est rigoureux, d’un niveau universitaire solide avec de nombreuses références scientifiques et des données officielles.
  • Éloge d’une humanité discrète. À propos de : Bernard Arcand, Les Cuivas, Lux, 2019.
    Par Yves-Marie Abraham | Le texte d’Arcand […] permet de réaffirmer que la course à la croissance économique n’est pas inscrite dans une quelconque nature humaine. A tout le moins, l’exemple des Cuivas laisse penser que l’humanité est capable de suivre un autre dessein que celui de chercher à produire toujours plus de moyens pour satisfaire toujours plus de besoins.