Archives de catégorie : Nouvelles

Participation de Polémos au Festival de la décroissance à Québec

Un festival de la décroissance se tiendra du 13 au 18 juin 2022 à Québec!

Une belle programmation vous permettra de réfléchir aux différentes idées proposées par le mouvement de la décroissance et d’échanger sur le monde de demain, le tout dans une ambiance conviviale.

Polémos sera de la partie avec:

  • Noémi Bureau-Civil, qui offrira une introduction à la décroissance et actions militantes, le 18 juin à 10h
  • Ambre Fourrier, qui jasera revenu de base comme moyen de transition vers une société post-croissance (oui mais lequel ?), le 18 juin à 14h

Au plaisir de faire votre rencontre!

Pour consulter la programmation complète du festival: https://centrejacquescartier.org/activite/festival-decroissance/

notre comité scientifique s’agrandit!

polémos a le grand plaisir d’accueillir sophie turri et bastien boucherat

sophie turri

« Rejoindre Polémos en tant que co-coordinatrice est un réel privilège. Diffuser les idées de la décroissance, soutenir le travail de recherche de personnes brillantes, aider au développement de l’organisme sont tout autant de missions qui me tiennent à coeur et que j’espère honorer ces prochaines années. Les idées sont là, à nous de les écouter! »

Pour en découvrir davantage sur Sophie, voir sa bio.

bastien boucherat

« En rejoignant Polémos, j’avais à cœur de rencontrer des compagnons humains animés par le même désir d’un monde meilleur, mais armés d’une réflexion solide et puissante. J’aimerais me former au contact de personnes déjà philosophiquement et politiquement affûtées, pour me permettre de faire évoluer mon engagement encore trop intellectuel vers des formes d’action plus concrètes, tout en espérant pouvoir apporter une contribution originale. »

Pour en découvrir davantage sur Bastien, voir sa bio.

Polémos au Micro de Stéphan Bureau

Suite au segment de l’émission Bien Entendu intitulé « La décroissance est vraiment une connerie » diffusé à Radio-Canada le 25 mai dernier, le comité scientifique de Polémos a demandé un droit de réplique à l’équipe de Stéphan Bureau.

Afin de présenter aux auditeurs et auditrices une perspective plus exacte de la décroissance, pour qu’ils et elles puissent s’en faire une réelle opinion, Yves-Marie Abraham a porté la voix de notre groupe de recherche au micro de Stéphan Bureau lors de l’épisode du 7 juin 2021. Vous pouvez écouter le segment de cet entretien dans son intégralité en cliquant sur le bouton ci-bas. Bonne écoute!

Demande de droit de réplique sur la décroissance adressée à l’émission « bien entendu »

Communiqué du comité scientifique de Polémos suite à l’entrevue accordée à Luc Ferry lors de l’émission « Bien entendu » diffusée le 25 mai 2021 par Radio-Canada et animée par Stéphan Bureau.

crédit photo : Gene Jeter via Unsplash

L’intervention de Luc Ferry, lors de l’émission « Bien entendu » du 25 mai 2021, qui a dépeint la décroissance comme étant « une écologie punitive » et « un retour à l’âge de pierre », en a fait une caricature bancale et erronée qui dénature ce courant de pensée riche et complexe.

Le comité scientifique du groupe de recherche indépendant sur la décroissance au Québec, Polémos, souhaite donc obtenir un droit de réplique afin de présenter à vos auditeurs et auditrices une perspective exacte de la décroissance, pour qu’ils et elles puissent s’en faire une réelle opinion.

Dans l’intérêt de l’équité et l’impartialité, il est important de rétablir les faits et d’instaurer un véritable débat.

Nous vous proposons donc d’inviter l’un de nos membres, Yves-Marie Abraham, professeur à HEC et auteur de plusieurs ouvrages sur la décroissance, à votre émission afin de mettre les pendules à l’heure.

En espérant une réponse favorable de votre part,

Cordialement,

Le comité scientifique de Polémos.

Renseignements :

Noémi Bureau-Civil, M. Sc., coordonnatrice du groupe de recherche Polémos,

noemi.bureau-civil@polemos-decroissance.org

Webinaire « La grande transition 2021|Construire L’utopie » du 20 au 23 mai.

Graphisme par Loogart pour La Grande Transition

« Construire l’utopie » : C’est le titre de l’édition 2021 de l’événement annuel La Grande Transition qui se déroulera en ligne du 20 au 23 mai.

C’est avec plaisir que Polémos y participera samedi le 22 mai de 15h30 à 16h30 en vous conviant à une table ronde intitulée « La décroissance : un état des lieux ».

Lien Zoom : https://zoom.us/j/99173049194

Voilà bientôt vingt ans que l’appel explicite à une « décroissance soutenable » a été lancé dans le débat politique, et dix ans qu’a été publié au Québec « Décroissance versus développement durable » (Écosociété). Cette table ronde sera l’occasion d’esquisser un bilan des apports et des limites de la décroissance comme mouvement social et politique dans la perspective d’une sortie du capitalisme, dans le but d’identifier les stratégies à privilégier pour les objecteurs de croissance dans les années qui viennent.

La discussion animée par Yves-Marie Abraham fera intervenir Bengi Akbulut, Noémi Bureau-Civil, Andrea Levy, Louis Marion et Philippe Gauthier. L’échange sera suivi d’une période de questions-réponses avec le public.

Soyez des nôtres!

En entrevue radiophonique : Josée Provençal, invitée de « à nous la terre »

Photo : Radio Times par Ryan McGuire

Débutez l’écoute à 2:45

« Animée par Simon Parent, À nous la terre est une émission de 54 minutes portant sur l’écologie, la décroissance et l’anarchie. L’émission s’intéresse, entre autres, à l’occupation territoriale post-croissance, à l’autonomisation des communautés locales, aux perspectives autochtones, aux savoir-faire traditionnels, aux technologies «low-tech», aux communs, aux initiatives de transition et au renforcement du vivant1Parent, S. (animation). (2021, 5 janvier). Épisode du 2021-01-05. Dans CKIA 88,3 Radio Urbaine (prod.), À nous la terre. Récupéré de https://ckiafm.org/emission/a-nous-la-terre. »

Dans cet épisode du 5 janvier 2021, Simon Parent reçoit Josée Provençal, docteure en science politique et postdoctorante au sein du Labo Climat Montréal à l’Institut de recherche scientifique (INRS), Centre urbanisation, culture et société, pour parler du mouvement de la décroissance. En deuxième segment de l’émission, la discussion se poursuit avec Clément Frayssinous du collectif Québec en Décroissance.

Notes

Notes
1 Parent, S. (animation). (2021, 5 janvier). Épisode du 2021-01-05. Dans CKIA 88,3 Radio Urbaine (prod.), À nous la terre. Récupéré de https://ckiafm.org/emission/a-nous-la-terre

Communiqué : LANCEMENT DE POLÉMOS, GROUPE DE RECHERCHE INDÉPENDANT SUR LA DÉCROISSANCE

POUR DIFFUSION IMMMÉDIATE

Montréal, le 21 MAI 2020  POLÉMOS, groupe de recherche indépendant consacré à l’étude de la décroissance au Québec, est fier d’annoncer le début de ses activités et le lancement de son site web. Le nouvel organisme, situé à Montréal, est un réseau interdisciplinaire de chercheur·e·s universitaires et indépendant·e·s. POLÉMOS a pour mandat de publier des études portant sur une variété de thèmes (énergie, santé, transport, justice, relations humaines, technologie, notamment) dans une approche fondée sur la théorie de la décroissance.

La décroissance rappelle qu’on ne peut pas soutenir une croissance infinie sur une planète finie. Alors que le concept retient de plus en plus l’attention comme solution d’ensemble aux enjeux qui menacent le monde naturel et les sociétés humaines, il est apparu important de créer au Québec un organisme de recherche interdisciplinaire et fédérateur capable d’approfondir les connaissances dans ce domaine.

La naissance de Polémos consolide la position de Montréal comme l’un des principaux foyers mondiaux de réflexion sur la décroissance. Le groupe rejoint ainsi un réseau d’organismes comparables, dont Research & Degrowth (Barcelone), DegrowUS (États-Unis), DegrowthUK (Grande-Bretagne) et Degrowth.info (Allemagne).

Le comité scientifique de POLÉMOS se compose d’Yves-Marie Abraham (Ph. D. en gestion, professeur associé à HEC Montréal), Emmanuelle Caccamo, (Ph. D. en sémiologie, professeure à l’UQTR), Andrea Levy (Ph. D. en histoire, chercheure indépendante et journaliste), Ambre Fourrier (doctorante en sociologie à l’UQAM), Josée Provençal (doctorante en science politique, U. Ottawa), Louis Marion (M.A. en philosophie, écrivain et chercheur indépendant), Philippe Gauthier (M.Sc. en science politique, écrivain et chercheur indépendant) et Jérémy Bouchez, communicateur scientifique (M.Sc. en sciences de l’environnement).

La décroissance

En parallèle de ses activités de recherche, POLÉMOS vise aussi à sensibiliser le grand public à l’importance de commencer à préparer la société québécoise à une ère de postcroissance qui respecterait les limites biophysiques de la planète tout en étant beaucoup plus égalitaire et juste tant au sein de notre propre espèce qu’avec l’ensemble des espèces de la biosphère.

La théorie de la décroissance propose la mise en place de nouveaux arrangements entre l’humanité et le monde naturel. Ceci passe par une réduction de travail et de la consommation, de même que par un meilleur partage des richesses pour assurer à chacun une vie décente, sobre et surtout plus riche de sens. Les activités productives doivent respecter les limites planétaires et être menées de manière décentralisée, sans injonction constante à produire toujours plus et dans un cadre où la technique serait mise au service des individus et non l’inverse.

– 30 –

Pour plus de renseignements :      

Jérémy Bouchez, coordonnateur
514-806-9823

jeremy.bouchez@polemos-decroissance.org

Photographie d'Ambre Fourrier

Entrevues Écosociété : Ambre Fourrier et Yves-Marie Abraham

Alors que la crise de la Covid-19 bat son plein, les Éditions Écocociété ont décidé de lancer Immunité Critique, une série de capsules vidéos qui fait intervenir des auteur·e·s qui ont publié des ouvrages chez l’éditeur québécois et dont les connaissances et les intérêts de recherche résonnent en ces temps de pandémie mondiale.

Le professeur Yves-Marie Abraham réagit à la crise en cours en prenant notamment le temps de distinguer récession économique et décroissance choisie tout en précisant les modalités de cette dernière, dans un cadre démocratique et enthousiaste. Yves-Marie Abraham a publié l’ouvrage Guérir du mal de l’infini chez Écosociété, sorti à l’automne 2019.

Ambre Fourrier, doctorante en sociologie à l’Université du Québec à Montréal, revient sur les mesures fiscales mises en place par certains pays, dont le gouvernement canadien, et détaille les différents revenus de base, dont le revenu de transition, plus pertinent que jamais. Ambre Fourrier a publié l’ouvrage Le revenu de base en question chez Écosociété, sorti au printemps 2019.

Nouvelle parution : Guérir du mal de l’infini

par Jérémy Bouchez

Photo : Jonas Jacobsson

Le 14 novembre 2019, à la librairie Raffin, les Éditions Écosociété lançaient le nouveau livre d’Yves-Marie Abraham, Guérir du mal de l’infini. Produire moins, partager plus, décider ensemble. Le chercheur et professeur aux HEC Montréal a déjà publié plusieurs livres en lien avec la décroissance avec d’autres spécialistes. Avec cet ouvrage, il offre aux lectrices et lecteurs une synthèse accessible sur les idées, les valeurs et les principes proposé.e.s par le mouvement de la décroissance au Québec.

C’est une idée pourtant simple mais qui paraissait encore incongrue il n’y a pas si longtemps : une croissance illimitée dans un monde limité est matériellement impossible. Depuis quinze ans, cette idée commence de plus en plus à être prise au sérieux. Voilà l’une des réussites — et pas des moindres — du mouvement de la décroissance que celle d’avoir martelé ce message tout en nous rappelant que le propre des sociétés de croissance est de faire l’économie de la nature. Guérir du mal de l’infini offre une synthèse claire des principes défendus par ce mouvement, en s’appuyant d’abord sur une critique incisive de la croissance capitaliste : bien que des économistes orthodoxes trouvent en elle la source de leur foi, qu’elle soit « verte » ou vêtue du leurre du « développement durable », elle demeure porteuse d’autodestruction, d’injustice et d’aliénation.

À ce brillant plaidoyer pour refuser le fantasme funèbre de la croissance éternelle, l’auteur adjoint diverses propositions pour envisager la transition d’un monde essentiellement axé sur l’entreprise vers un monde fondé sur les « communs ». Abraham explore également des alliances possibles entre la décroissance et d’autres luttes politiques souvent ignorées par les premiers penseurs de ce mouvement (féminisme, anticolonialisme, antispécisme).

Au final, le problème que pose la course à la croissance illimitée n’est pas seulement qu’elle détruit ce qui rend nos vies possibles, mais aussi qu’elle nous éloigne sans cesse davantage de la liberté et de l’égalité qui nous ont été promises. Tel est le « mal de l’infini ». Pour en guérir, les prières aux gouvernements et les incantations vertueuses ne suffiront pas. Une vraie bataille est à mener, sur plusieurs fronts, et ce livre offre un moyen de s’armer pour avancer sur celui des idées.

Un ouvrage écrit dans une langue limpide et accessible appelé à devenir une référence en la matière.