Archives par mot-clé : Montréal

Polémos à CIBL 101,5 FM – Les Aurores Montréal – Croissance économique et croissance du bruit

Émission du lundi 10 juin 2024. Au micro de Jérémy Harvey, Jérémy Bouchez nous parle de la relation entre croissance économique et pollution sonore.

Pour trouver le segment de l’émission, aller à 41:43. Bonne écoute!

Festival de la décroissance conviviale – 1er juin 2024

Le 1er juin c’est la journée mondiale de la décroissance, le saviez-vous? Pour célébrer l’occasion, le collectif de décroissance conviviale de Montréal, aux côtés de Polémos et de la Mobilisation 6600 Parc Nature MHM, est ravi de vous convier à la troisième édition du Festival de la décroissance. Nous vous proposons de venir passer la journée avec nous sur le site à défendre de la Mob!

Au programme : des conférences, panel et débats mais aussi, des marches en nature, des kiosques, une fanfare, tout ce qu’il faut pour passer un bon moment et faire le plein d’enthousiasme.

Lieu : Boisé Steinberg à Montréal

Programmation

ESPACE AGORA

  • 9h-9h15 : accueil café décroissant
  • 9h15-10h : marche guidée sur les luttes et le boisé avec la Mobilisation 6600
  • 10h-10h30 : ouverture du festival
  • 10h30-11h15 : Introduction à la décroissance et aux institutions nécessaires – Louis Marion (Polémos)
  • 11h15-12h : Pourquoi ne pas miser sur la croissance verte? – Ambre Fourrier (Polémos, UQAM)
  • 12h-13h30 : PAUSE À L’ESPACE ESCARGOT
  • 13h30-14h15 : Décroissance et classes sociales: entre ruptures et alliances – Colin Pratte (IRIS, UQAM)
  • 14h15-14h30 : Pause
  • 14h30-15h30 : Quelle place pour la décroissance dans la culture militante? – François Geoffroy (Travailleurs et Travailleuses pour la Justice Climatique), Louis-Philippe Veronneau (Mobilisation 6600), Rage climatique
  • 15h30-15h45 : Pause
  • 15h45-16h30 : Esquisse géographique d’un monde post-croissance – Yves-Marie Abraham (Polémos, HEC)
  • 16h30-17h15 : Figures de la gratuité – Dalie Giroux (Université d’Ottawa)
  • 17h30-18h30 : Mot de la fin et jasette!

ESPACE ESCARGOT

  • 10h-12h : Fresque du climat pour enfants (sur inscription/places limitées : https://bit.ly/3UPUd2J)
  • 12h-13h30 : Spectacle de la fanfare Pourpour et Kiosques : Écosociété, Upop Montréal, La Remise, Collectif HEPC (Hautes études post-croissance), Mobilisation 6600, Eau Secours…
  • 13h30-14h30 : Balade découverte des plantes sauvages et de leurs vertus ave Aurélie Oren A., Le Vent et la Tortue (gratuit, place limitées – inscriptions sur place)

*** N’oubliez pas d’apporter vos gourdes remplies d’eau!***

Au plaisir de vous y voir en grand nombre!

Pour en savoir plus sur l’événement : https://www.facebook.com/events/927894352454847/

En savoir plus sur la Mobilisation 6600 https://resisteretfleurir.info/

Et un grand merci à Marion Nail pour son magnifique coup de crayon https://marionnail.portfoliobox.net/

Polémos à CIBL 101,5 FM – Les Aurores Montréal – La joie dans les luttes

Après une petite pause en avril, voici l’émission du lundi 6 mai 2024. Au micro de Charline Caro, Sophie Turri nous parle de la joie dans les luttes. La programmation du Festival de la décroissance conviviale qui aura lieu le 1er juin dès 9h00 au Boisé Steinberg à Montréal y est également dévoilée!

Pour trouver le segment de l’émission, aller à 2:20. Bonne écoute!

Conférence par Bernard friot, vendredi 20 oct. 14h UQAM

Qu’il soit social-démocrate ou stalinien, le mouvement ouvrier européen du 20e siècle a posé la prise du pouvoir suivie du socialisme d’État comme des étapes nécessaires au passage au communisme dès lors considéré comme étant pour (après-) demain. Avec en primes symétriques l’oxymore stalinien d’un passage au communisme par son contraire (la dictature) et la dérive électoraliste social-démocrate. Cet étapisme qui structure la culture militante rencontre les travaux académiques qui dans leur majorité proposent une analyse non dialectique du capitalisme, posé comme « système de domination » avec une seule classe pour-soi, la bourgeoisie : sans lutte de classes donc, puisqu’une telle lutte suppose l’existence de deux classes pour-soi, avec une classe révolutionnaire en capacité d’instituer les prémices du communisme dans le capitalisme.

À partir d’une analyse de la lutte de classes restituant les éléments de « déjà-là communistes » conquis en France dans le champ du travail (qu’il s’agisse du statut des travailleurs, de la gestion d’institutions macro-économiques ou du financement de la production), on s’attachera :

  • à chercher les causes de la défaite du mouvement ouvrier depuis une trentaine d’années dans la cécité tant militante qu’académique sur ces déjà-là communistes, évidemment objets d’une contre-révolution capitaliste (ce qu’on appelle par légèreté analytique le « néo-libéralisme ») partiellement victorieuse faute que ces déjà-là soient actualisés et généralisés dans la lutte de classes ;
  • et à proposer ce que pourraient être cette actualisation et cette généralisation sur trois terrains : le salaire comme droit politique, l’avance en salaire comme seul préalable à la production, la mise en sécurité sociale des productions.

C’est un rendez-vous, vendredi le 20 octobre dès 14h00 à la Salle A-5020 du Pavillon Hubert-Aquin à l’UQAM.

Au plaisir de vous y rencontrer!

polémos à cibl101.5 FM – les aurores montréal – monnaies alternatives et décroissance

Émission du lundi 24 avril 2023. Jérémy Bouchez introduit David Fillion aux monnaies alternatives sous l’angle de la décroissance.

Pour trouver le segment de l’émission, aller à 19:37. Bonne écoute!

La décroissance à la grande transition – du 18 au 21 mai

Graphisme par Loogart pour La Grande Transition

L’événement international La Grande Transition : Lutter en temps de crise globale se déroulera du 18 au 21 mai en mode hybride.

C’est avec plaisir que Polémos y participera le jeudi 18 mai de 11h à 12h30 dans le cadre d’un panel intitulé « « Dialogue entre décroissance et écosocialisme » ».

Description du panel

Depuis que John Bellamy Foster, l’un des principaux théoriciens de l’écosocialisme, publie en 2011 sa critique de la décroissance dans la revue de gauche britannique Red Pepper, une critique qui visait principalement quelques écrits de l’objecteur de la croissance français Serge Latouche, les échanges entre les deux courants de pensée ne furent que sporadiques. Au sein de chacun, une compréhension quelque peu réductionniste des analyses et préceptes de l’autre prédominait. De leur côté, les écosocialistes voyaient dans la décroissance un refus d’affronter la question primordiale du capitalisme et de reconnaitre le rôle incontournable d’une lutte de classe dans construction d’un monde plus sain et viable, tandis que les objecteurs de croissance avaient tendance à rejeter l’écosocialisme comme figé dans un paradigme dépassé et considérer ses défenseurs naïvement optimistes quant aux remèdes technologiques à la dégradation sans fin de l’habitat terrestre.

Toutefois, avec l’aggravation de la catastrophe écologique, on observe de plus en plus d’intérêt pour la décroissance dans certains milieux intellectuels. Cette polarisation stérile semble donc s’estomper peu à peu, permettant ainsi d’ouvrir un espace pour un nouveau dialogue. On entend même parler de ‘décroissance écosocialiste’. Notre panel cherchera à comprendre les opportunités et les limites de cette ouverture. Sans minimiser les divergences philosophiques importantes, nous nous pencherons sur ce qui nous rapproche et les possibilités de conjuguer nos efforts analytiques et programmatiques dans l’intérêt de renforcer et de rallier les forces de changement radical.

Panélistes

Andrea Levy, Louis Marion, membres de Polémos, ainsi que Bengi Akbulut et Aaron Vansintjan.

Soyez des nôtres!

polémos à cibl101.5 FM – les aurores montréal – upop, communs et décroissance

Émission du lundi 20 mars 2023. Sophie Turri introduit David Fillion à l’Université Populaire de Montréal (UPOP). Une discussion sur l’éducation populaire comme «commun» et piste de solution décroissanciste.

Pour trouver le segment de l’émission, aller à 36:52. Bonne écoute!

pop automne 2022 – Épisode 4 de 4 – Alexander Grothendieck, Survivre… Et Vivre par noémi bureau-civil et André Gorz par Andrea Levy

Partie 1 : Conférence donnée par Noémi Bureau-Civil

Étonnamment peu connu, Alexander Grothendieck (1928-2014) fut l’un des plus grands mathématiciens du XXe siècle. Secoué par la guerre du Vietnam, puis par la découverte du financement partiel par des fonds militaires de l’institut de recherche au sein duquel il travaillait, Grothendieck quittera sa prestigieuse institution. Avec «Survivre… et vivre», un mouvement de scientifiques critiques qu’il fonde en 1970 à Montréal, il initiera une profonde critique du complexe scientifico-militaro-industriel, qui a constitué l’une des sources d’inspiration importantes de la décroissance. Cette brève présentation nous invitera à nous poser la question on ne peut plus d’actualité formulée par Alexander Grothendieck : « Allons-nous continuer la recherche scientifique? »

Partie 2 : Conférence donnée par Andrea Levy

André Gorz (1923-2007) fut l’un des précurseurs incontestés de la décroissance et l’un des premiers auteurs à utiliser le terme même. Cet intellectuel français d’origine autrichienne a contribué à conscientiser toute une génération aux enjeux de l’écologie notamment par sa chronique, publiée sous le pseudonyme Michel Bosquet, dans Le Nouvel Observateur au cours des années 1970. Dans son long parcours, ce socialiste libertaire antiproductiviste a abordé à peu près tous les grands thèmes de la décroissance et s’est consacré à analyser les impasses du capitalisme ainsi que la nécessité impérieuse de limiter l’emprise toujours grandissante du marché sur la société. Nous discuterons de plusieurs aspects clés de son œuvre tel que ses idées sur l’autolimitation des besoins, la réduction du temps de travail, le revenu universel, et les réformes révolutionnaires.

cop15 à Montréal : 3 conférences sur la décroissance à mettre à l’Agenda

Dans le contexte de la COP15, qui se tiendra en décembre à Montréal, retrouvez Andrea Levy, membre de Polémos, aux côtés de Maude Prud’homme (RQGE) et Éric Pineault (UQAM), dans une conférence intitulée « Décroissance: les premiers jalons à poser d’ici cinq ans ».

Quand? Le 7 décembre de 19h à 21h

Dans le cadre de cet événement « Les solutions aux causes sous-jacentes de la perte de biodiversité », 2 autres conférences sur la décroissance sont organisées:

  • Comment aller au-delà de la croissance économique? avec Peter Victor (Université de York) et Clifford Atleo (Université Simon Fraser)

Quand? Le 7 décembre de 9h à 12h

  • Mettre en oeuvre la post-croissance et la décroissance: les jalons pour les cinq prochaines années avec Aaron Vansintjan (Université du Vermont), Donnie Maclurcan (Post Growth Institute) et Iago Otero (Université de Lausanne)

Quand? Le 8 décembre, de 13 à 17h

Inscriptions gratuites mais obligatoires ici!

pop automne 2022 – Épisode 3 de 4 – Ernst Friedrich Schumacher par Sophie Turri et Nicholas Georgescu-Roegen par Bastien Boucherat

Partie 1 : Conférence donnée par Sophie Turri

Moins connu par son nom que par ses idées, Ernst Friedrich Schumacher n’en est pas moins un précurseur majeur de la décroissance. D’économiste en chef pour l’autorité britannique du charbon à théoricien de l’économie bouddhiste, Schumacher surprend autant par son parcours de vie, que par son regard acéré et critique sur le progrès industriel, la « violence de l’économie », le monde du travail et les technologies. Que recouvre son souhait d’une « société à la mesure de l’homme »? Qu’entend-il vraiment par le concept « Small is beautiful », son ouvrage éponyme (1973)?

Partie 2 : Conférence donnée par Bastien Boucherat

Nicholas Georgescu-Roegen (1906-1994) est un mathématicien et économiste qui appela à une réforme profonde de la science économique. Il travailla à y intégrer les enseignements de la thermodynamique et de la biologie, en tant que disciplines décrivant des processus et des contraintes indépassables et qui s’imposent par conséquent à toute activité humaine. Nous explorerons les principaux concepts, apports, et questionnements mis en avant par ses travaux, pour mieux comprendre comment ceux-ci sont devenus l’une des ressources théoriques des objecteurs de croissance.